Réponse de L-PEA face aux mensonges de la SAS Alliance Millevaches

Réponse de L-PEA à l’article de La Montagne, paru le 13 août 2016

Article en bas du communiqué

Après l’opération « transparence » opérée par la SAS Alliance Millevaches, nous sommes particulièrement surpris et choqués par cette nouvelle désinformation de la part de la SAS qui, vraisemblablement, n’assume pas la réalité de son projet et éprouve le besoin d’affirmer des mensonges pour cacher cette réalité dérangeante.

L-PEA tient à rétablir la vérité !

Dans l’encadré de l’article « Les réponses aux questions qui fâchent » :

« Au maximum, on pourra avoir 800 broutards sur le centre »

C’est absolument faux : la demande d’autorisation déposée en préfecture était prévue pour 1000 bovins et les bâtiments ont été conçus pour comporter 1000 places.

Par ailleurs, toutes les communications faites par la SAS dans les médias évoquent bien le nombre de 1000 bovins, 1400 à l’année.

Pourquoi ce chiffre de 800 animaux ? Pour endormir notre vigilance et être en dessous du seuil symbolique de 1000 bovins ? Parce que les installations réalisées n’étaient en vérité pas adaptées pour recevoir 1000 bovins ?

Ces revirements ne font qu’alimenter la suspicion autour de ce projet.

 « Il y a 12 broutards par box de 55 m2, ce qui fait 4,6 m2 pour chaque bête »

C’est encore faux : les veaux n’auront que 3 m2 d’espace vital !

Nous avons réalisé les calculs en nous basant sur la maquette de présentation du projet et le permis de construire. Les boxes mesurent en réalité 57 m2 chacun. Cependant, il faut enlever 10 m2 d’aire bétonnée où les animaux vont aller se nourrir et où ils ne pourront pas se coucher, n’importe quel professionnel de l’élevage pourra l’attester. Cela fait donc 47 m2 d’espace à partager pour 15 à 16 animaux, et non 12 ou 13. Le résultat des calculs est le suivant : 3,1 m2 d’espace vital par animal, 2,9 m2 pour les cases où se trouveront 16 animaux: 2/3 des veaux auront donc moins de 3 m2 d’espace vital !

Afin que chacun puisse se représenter la réalité d’une telle concentration, avant (broutards) et après engraissement (taurillons) nous avons transposé nos calculs sur un schéma :

 Box_Broutard_350kgLégende BoxBox_Taurillon_700kg

« Quand les broutards arrivent, ils sont mis en quarantaine pendant 21 jours, le temps de faire les vaccinations contre les maladies respiratoires et antiparasitaires pour éviter justement d’avoir recours aux antibiotiques par la suite. »

Aucune innovation : la SAS ne fait ici que se soumettre à ses obligations légales. Comme pour toute exploitation, la vaccination est, en effet, obligatoire et la SAS n’est pas la seule à la réaliser.

En outre, la vaccination, comme le rappelle le Dr Fric dans un article du Point du 29 juillet 2016, n’a aucun effet sur les virus respiratoires. Or, dans le cas des bovins, il s’agit essentiellement de ces virus (BVD et VRSB, par exemple) qui mutent jusqu’à devenir mortels et se transmettent d’un bovin à l’autre d’une manière fulgurante.

« Si les vaccins empêchaient l’administration d’antibiotiques, cela se saurait ! Les vaccins n’évitent pas les maladies respiratoires, par exemple. Et le mélange d’animaux favorisera l’apparition de maladies et donc le traitement aux antibiotiques ». Denis Fric, vétérinaire et ostéopathe, au sujet de la Ferme-Usine des 1000 Veaux, Le Point, 29 juillet 2016

Le propos de la SAS est donc encore faux : l’utilisation d’antibiotiques va donc être systématique, comme pour tout élevage intensif.

Au sujet de l’abattage des veaux (dernier paragraphe)

Ils seront bien conduits, pour une faible part, vers l’abattoir d’Ussel qui pratique l’abattage sans étourdissement comme cela est noté dans le récent rapport d’inspection du Ministère de l’Agriculture. De même, l’abattoir de la SVA Jean Rozé pratique également et largement ce type d’abattage.

La SVA Jean Rozé a précisé les termes de son engagement auprès de la SAS Alliance Millevaches, dans un article de presse très précis sur la question de l’abattage : Consulter l’article.

Au sujet de la gifle reçue devant le tribunal administratif de Limoges ? Du non-respect des délais ? De l’enquête pénale en cours pour « prise illégale d’intérêts » de plusieurs actionnaires de la SAS ? Du fiasco d’un projet qui se prétendait exemplaire ?

Rien. La SAS Alliance Millevaches se garde bien d’évoquer tout ce qui pourrait ternir son image (déjà sérieusement écornée).

la montagne