Communiqué de Presse – 12 octobre 2017

Communiqué de presse L-PEA  – 12 octobre 2017

L-PEA, qui appelait à la mobilisation, le 28 octobre prochain, à Chalamont (01), contre un projet d’élevage industriel de volailles, est contrainte d’annuler la manifestation.

39990 poulets de chair / 12600 dindes dans un hangar automatisé, des poussins transportés à l’âge de 1 jour et abattus 35 jours plus tard, 22 animaux au mètre carré, 34 morts prévus par jour… C’est le projet porté par Nicolas BUSI, détenteur d’un BEP dans le Bâtiment, sur la commune de Chalamont, dans l’Ain, en plein cœur des Dombes.

L-PEA a lancé une campagne contre ce projet, qui a rencontré un vif succès, avec plus de 54 000 signataires sur la pétition en ligne (https://www.mesopinions.com/petition/animaux/stop-poulailler-industriel-chalamont-39-990/31728), ainsi que de nombreux courriers et mails de protestation qui continuent de parvenir à la Préfecture de l’Ain et à la Mairie de Chalamont.

A l’heure du récent scandale suscité par la vidéo de l’association L214 (https://www.l214.com/enquetes/2017/elevage-made-in-france/poulets-doux/), réalisée dans un élevage de poulets de chair du groupe « DOUX », Monsieur BUSI veut imposer un nouvel élevage « hors-sol », en intégration avec l’industriel numéro 1 de la volaille en Europe, L.D.C (Le Gaulois, Marie, Loué, Maitre Coq et Tradition d’Asie).

Les conditions de vie des poulets et dindes de Chalamont, seront similaires à celles observées sur la vidéo de L214.

Lors d’une action de l’association 269Life Libération Animale, le 24 août 2017 (http://269life.fr/fr/action-open-rescue-monsols/) des dindes ont été libérées à l’abattoir Corico de Monsols (69), appartenant au Groupe L.D.C. C’est au sein de ce même abattoir que seront abattus les poulets et dindes de Chalamont. Aux vues des nombreux témoignages vidéo sur ce type d’élevage, nous sommes en mesure d’assurer que les animaux de Chalamont arriveront à l’abattoir dans le même état que les dindes libérées :

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Nous venons d’apprendre que certains groupes prévoient de récupérer la manifestation que nous organisons depuis plusieurs mois. Ces groupes (Confédération Paysanne, collectif local…), ne s’opposent pas au projet pour les mêmes raisons que L-PEA.

En effet, pour éviter de nous exposer à des violences et actions non prévues dans l’organisation officielle de l’évènement et dont nous porterons la responsabilité en tant qu’organisateurs officiels, mais également pour éviter tout détournement de notre message, nous nous voyons contraints d’annuler cette manifestation.

La Confédération Paysanne s’est récemment rapproché officiellement de la Coordination Rurale et de la FNSEA, en opposition aux scandales suscités par les révélations des associations abolitionnistes et Vegan (http://www.confederationpaysanne.fr/rp_article.php?id=5589). La Confédération, à l’instar des autres syndicats agricoles, ne remet pas en cause les conditions d’abattage et l’export d’animaux vivants, pas plus que les conditions de vie des animaux au sein des élevages intensifs. Le porte-parole de la Confédération Paysanne, Laurent Pinatel, a été jusqu’à remettre en cause la maltraitance animale constatée au sein de la Ferme-Usine des 1000 Vaches dans la Somme.

Pourquoi L-PEA lutte-t-elle contre le projet de M.BUSI ? 

Si nous luttons contre ce type de projets, à l’échelle nationale (nous menons actuellement 3 campagnes : Creuse, Ille et Vilaine, Ain), ça n’est pas dans le but de les faire tomber les uns après les autres, ce qui serait totalement illusoire car des dizaines d’autres se construisent actuellement, avec le plein soutien du Gouvernement.

Notre objectif est de montrer au grand public, aux consommateurs, les souffrances occasionnées par la consommation de viande et de produits issus des animaux, en nous appuyant sur des exemples concrets. L-PEA porte l’idée que l’arrêt des souffrances indécentes observées sur les vidéo de l’association L214, qui représente bien la réalité globale et non des exceptions, ne peut être obtenu que par l’arrêt de la consommation de viande et une évolution significative du statut de l’animal dans notre législation, dans les consciences et dans les faits.

Ce message n’est pas compatible avec celui, porté par des organisations politisées, telles que la Confédération Paysanne. Nous ne souhaitons, en aucun cas, nous rapprocher de ces groupes et continuerons de lutter contre ce projet, par des actions physiques ponctuelles, sur le terrain juridique et par une mobilisation à l’échelle nationale par le biais des réseaux sociaux.

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