Ferme-Usine des 1000 Veaux

CORINNE TOUZET-

SIGNEZ LA PÉTITION !

Corinne Touzet appelle à la mobilisation contre l’Usine des 1000 Veaux !

Cliquez ici pour voir son témoignage !

De nombreuses personnalités se mobilisent : Michel Drucker, Bruno Solo, Pascal Légitimus, Dave… !

Découvrez leurs témoignages vidéos !

♦  Qu’est-ce  que la Ferme-Usine des 1000 Veaux ?

La structure se situe en plein cœur du Parc Naturel Régional de Millevaches, sur le département de la Creuse (23), à la frontière de la Corrèze (19).

Nous déplorons le fait que la Direction du PNR ne se soit pas opposée à ce projet industriel en pleine zone protégée, même lorsque son logo a été utilisé, à son insu, dans le but de promouvoir le projet : « Pour le logo, nous n’avons pas été consultés sur son utilisation par la SAS. Elle s’est produite sans notre autorisation. Je crois savoir que c’est la même chose pour l’utilisation du logo du Conseil régional », Christian AUDOUIN, président du PNR de Millevaches, lors d’une réunion au sujet des 1000 Veaux, à Meymac (19).

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Il s’agit d’un centre d’engraissement géant de 1000 places, sur le modèle d’une agriculture intensive, à l’instar des 1000 Vaches de la Somme. Les veaux y sont parqués un peu plus de 200 jours, le temps de doubler leur poids. Ils ne reverront plus jamais l’herbe des prés.

Extrait du Rapport d’Enquête Publique, page 4 : « La capacité d’accueil simultanée du centre est prévue pour 1000 bovins placés dans 2 bâtiments d’élevage et devrait générer la production de 1420 taurillons engraissés à l’année sachant que 240 à 260 jours d’engraissement maximum sont fixés par bête ».

Consulter le Rapport dans son intégralité : rapport-denquete-sas-alliance-millevaches_st-martial-le-vieux

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L’un des veaux de l’Usine…

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Les veaux sont égorgés en pleine souffrance

A l’issue des 200 jours, les veaux sortiront des hangars  pour être transportés sur plus de 500 km, jusqu’à l’abattoir de la SVA Jean Rozé, filiale viande d’Intermarché, client exclusif de l’Usine des 1000 Veaux. Ils y seront égorgés sans insensibilisation préalable, c’est à dire en pleine souffrance, comme indiqué dans l’article suivant : Interview de Dominique Langlois, président de la SVA Jean Rozé, filiale viande d’Intermarché, client exclusif de l’Usine des 1000 Veaux.

Voir également cet article de La Montagne : Cliquez ici !
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20 à 25 veaux égorgés par semaine, 1040 à 1300 par an ! 

En savoir plus sur l’abattage sans étourdissement : Cliquez ici.

Les actionnaires de l’Usine ne sont pas à l’aise avec cette question et n’hésitent pas à mentir en assurant que les veaux seront abattus à proximité, ce qui est totalement faux (cf. Interview de Dominique Langlois, plus haut) Extrait du reportage de TéléMillevaches:

Gilbert Mazaud (vice-président de la SAS Alliance Millevaches, porteuse du projet d’Usine des 1000 veaux), Michel Lacrocq (président)


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Les veaux sont gavés à base de composés industriels et de paille

« La ration de base sera composée de céréales, maïs et tourteaux de colza » (extrait du Dossier-de-presentation, page 10).

Il s’agit d’engraissement intensif puisque l’objectif est de doubler le poids de l’animal en 7 à 8 mois, contre 36 mois en pâturage.

Les effets sur le corps des bovins sont, en partie, similaires à ceux observés chez les canards pour la production de foie gras.

Voici les pathologies dont souffrent les veaux avec ce type d’engraissement : Sensation perpétuelle de « crise de foie » à cause de la nourriture contre-nature extrêmement riche. On rajoute de la paille pour la rumination et faire du volume dans la panse sinon les veaux mourraient d’intoxication en une semaine avec un tel régime. Douleurs aux articulations dues à la prise de poids excessive et contre-nature. Fourbure, boiteries diverses et acidose. Sudation excessive et problèmes de peaux. Problèmes aux reins et urinaires car l’aliment donné est rempli de toxines qui sont éliminées par les reins.


Les veaux sont parqués dans des cases

Le projet prévoit d’entasser 15 à 16 veaux par case (64 cases, 1000 places).

Les veaux disposeront, chacun, d’une surface inférieure à celle d’un ascenseur « monte-malade » d’hôpital !

Voici ce à quoi vont ressembler les cases de la Ferme-Usine, une fois le nombre de 1000 bovins atteint (avant et après engraissement) :

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Comment sommes-nous parvenu au chiffre de 3 m2 par animal ?

Nous avons réalisé quelques calculs, en nous basant sur les plans présentés dans le Dossier-de-presentation (page 8), rédigée par la SAS Alliance Millevaches et le Dossier de Permis de construire (page 4). Sur le plan des stabulations, il est indiqué une superficie de 47 m2 par case. En réalité, celle-ci mesure 57 m2 mais 10 m2 sont dédiés à l’aire bétonnée où les animaux vont se nourrir et où, par conséquent, ils ne peuvent pas se coucher.

47 m2 pour 15 animaux, cela représente 3,1 m2 d’espace vital par animal, 2,9 m2 pour les cases où se trouveront 16 animaux: 2/3 des veaux auront moins de 3 m2 d’espace vital (voir schéma ci-dessus) !

A titre de comparaison, la législation européenne, concernant les élevages bio, impose une superficie minimale de 5 m2 par animal à partir de 350 kg et de 1 m2 supplémentaire / 100 kg. A la Ferme-Usine des 1000 Veaux, les animaux disposeront de 3 m2 chacun, qu’ils pèsent 350 kg (poids à l’arrivée) ou 700 kg (poids à la sortie) !

Selon la législation européenne en matière d’élevage bio, les veaux doivent bénéficier, au minimum, à la fin de l’engraissement de 8,5 m2 chacun, non de 3 m2, comme cela sera le cas à la Ferme-Usine des 1000 Veaux !

Consulter le Règlement Européen (P.9): Règlement européen: élevage bio


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Les veaux sont gavés d’antibiotiques

A l’instar de tout élevage intensif qui suppose le confinement d’animaux issus de différentes exploitations, l’utilisation d’antibiotiques est préventive et automatique pour éviter les épidémies.

Ces antibiotiques se retrouvent dans la viande et provoque l’antibiorésistance chez les consommateurs, problème majeur de santé publique.

Chaque année, plus de 25 000 décès / an sont directement liés à l’antibiorésistance développée par les consommateurs (source : Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Agence européenne de sécurité sanitaire des aliments (EFSA)).

En savoir plus sur l’antibiorésistance :  Cliquez ici.


Circuit court ?

Les aliments proviennent de l’extérieur du département et les veaux sont transportés sur plus de 500 km pour être abattus. La viande est destinée à l’export.

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Système d’intégration !

Intermarché, client unique et actionnaire, tient les éleveurs pieds et poings liés. Le prix fixe d’achat ne tient pas compte de l’évolution du prix des céréales. Et que se passera-t-il lorsque ce géant de la grande distribution aura de nouvelles exigences ?

Récupérer la valeur ajoutée ?

La seule finalité économique de ce projet est la production d’électricité (photovoltaïque) et de gaz (méthanisation) !

Comment peut-on parler de valeur ajoutée à propos d’un marché qui s’effondre, d’une viande dont la demande est en baisse constante et lorsque l’on n’est pas capable de produire la moindre étude à ce sujet !?

pendu-devant-echelle-jacob_h335L’économie d’échelle n’a jamais été la solution pour faire des économies : on augmente les frais vétérinaires, les risques de crises sanitaires par la mutation des virus, les épidémies et les transports d’animaux. Tout ceci, au détriment de la santé publique et du bien-être animal.

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Aux frais du contribuable !

L’Usine des 1000 Veaux est subventionnée par des fonds publics à hauteur de 1,6 millions d’euros, pour 1,8 millions d’euros de budget total, c’est la Communauté de Communes des Sources de la Creuse qui en a financé la majeure partie. A ce sujet, une procédure pénale est actuellement en cours, à l’encontre de plusieurs actionnaires, pour « prise illégale d’intérêts ».


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Le mythe des petits éleveurs derrière l’Usine des 1000 Veaux

Loin d’être un simple groupement d’éleveurs du Plateau de Millevaches, comme le laisse entendre la SAS, il s’agit d’un projet porté par des élus et des personnes influentes. Toute la filière viande est représentée, à son plus haut niveau, parmi les actionnaires : Pierre Chevalier (président de l’Office National Interprofessionnel des viandes, ancien président de la Fédération Nationale Bovine, président de la Chambre d’Agriculture de la Corrèze, au moment du montage du dossier), Bruno Bunisset (Directeur du Marché au Cadran et de l’abattoir d’Ussel), André Alanore (Directeur de la Chambre d’Agriculture de la Corrèze), Pascal Lerousseau (Président de la FDSEA 23 et de la Chambre d’Agriculture de la Creuse), la SVA Jean Rozé, dont le président est également celui d’INTERBEV…

Connaissez-vous beaucoup de petits éleveurs capables d’obtenir un décret sur mesure pour contourner les décisions de justice prises à leur encontre ?


Très bon article du magazine « La Terre« : la-terre-avril-14


Vous souhaitez l’abandon de la Ferme-Usine des 1000 Veaux ?

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Des moyens d’action, simples et efficaces, sont à votre disposition :         J’agis !


Pour connaitre l’actualité de la campagne et de nos procédures, vous pouvez consulter les communiqués de presse et annonces présentés sous forme d’articles sur le site (disponibles sur la page d’accueil et dans les archives, en bas de page).

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