Désaveu du Préfet, de la SAS Alliance Millevaches et du projet, de la part du Ministère de l’Environnement !

Le Ministère de l’Environnement ne fera pas appel. La Ministre ne soutient donc pas la SAS Alliance Millevaches ni le projet de Ferme-Usine des 1000 Veaux et désavoue le Préfet de la Creuse !

Nous nous félicitons de cette décision qui va dans le sens des prises de position du Ministère et de la loi.

La SAS semble porter très peu d’importance à la loi comme aux consommateurs, en témoigne la déclaration stupéfiante « On n’a pas de leçon à recevoir« , de Pascal Lerousseau (président de la FDSEA 23 et actionnaire de la SAS), dans un récent article de Mediapart.

Nous tenons à rappeler que la SAS affirme avoir respecté la loi à ceci près qu’ils n’ont pas respecté le délai de 3 années, qu’ils n’ont pas anticipé l’expiration de ce délai et qu’ils se plaignent d’un jugement alors qu’ils ne se sont même pas rendus à l’audience pour s’expliquer.

Le fait que la SAS soit la seule à aller en appel démontre son isolement et que le Ministère n’a pas suivi la demande du Préfet !

Le Conseil d’État a un mois pour juger de l’admissibilité du recours de la SAS Alliance Millevaches.

S’il faut aller en appel, L-PEA est prête et déterminée. Nous remercions l’association nationale OABA (Œuvre d’Assistance aux Bêtes d’Abattoir, seule association française autorisée à pénétrer dans les abattoirs et qui est à l’origine de la loi pour l’étourdissement obligatoire des animaux lors de leur abattage), qui prend en charge la totalité des frais. Nous démontrerons devant le Conseil d’État que le tribunal administratif de Limoges a parfaitement jugé et que l’autorisation délivrée par le Préfet de la Creuse est bel et bien caduque.

Après l’opération « transparence » opérée ces derniers jours, nous sommes particulièrement surpris et choqués par cette désinformation de la part de la SAS Alliance Millevaches qui, vraisemblablement, n’assume pas la réalité de son projet et éprouve le besoin d’affirmer des mensonges pour cacher une réalité dérangeante.

En quelques mots, les veaux n’auront pas 4 m2 d’espace vital mais moins de 3 m2, pour la plupart (voir la page concernant la Ferme-Usine des 1000 Veaux).

Le recours aux antibiotiques sera bien systématique comme le rappelle le Dr Fric, dans un article du Point, le 29 juillet et les veaux seront bien abattus sans étourdissement préalable, en Ille et Vilaine, à l’abattoir de la SVA Jean Rozé, comme cela est prévu depuis 2012, bien  que la SAS ai déclaré maintes fois le contraire.

Nous réaliserons une action pacifique, samedi 20 août prochain, devant l’Intermarché de Ste Feyre, de 10h30 à 13h, afin de dénoncer, une nouvelle fois, le contrat exclusif signé par l’enseigne avec la Ferme-Usine des 1000 Veaux, remettant ainsi en cause l’éthique du groupe mais également ses engagements en termes de qualité et de sécurité alimentaires.