L’association

L-PEA (Lumière sur les Pratiques d’Elevage et d’Abattage), a été fondée en novembre 2011, suite à la révélation d’un projet d’abattoir sur la commune de Guéret (département de la Creuse). Nous avons obtenu la victoire, en mars 2014, avant que la première pierre ne fût posée. La société porteuse du projet a fait faillite très peu de temps après. Des personnalités publiques nous ont rejoint dans cette lutte et sont toujours présentes à nos côtés : Corinne Touzet, Allain Bougrain-Dubourg, Henry-Jean Servat, Mylène Demongeot, notamment.

Nos motivations sont abolitionnistes et antispécistes, dans le sens où nous considérons que toute exploitation de l’animal est infondée d’un point de vue moral et éthique. 

Nous militons de manière concrète et globale contre l’exploitation des animaux dit “d’élevage”. Nous réalisons parallèlement un travail de fond sur les problèmes de santé publique et environnementaux liés aux pratiques d’élevage et d’abattage, ainsi que sur la législation et son évolution potentielle.

Nous accueillons des animaux libérés de l’exploitation, au sein d’une première structure ou placés en pension spécialisée (pour les équins et les bovins).
Pour en savoir plus et faire connaissance avec la Tribu : Cliquez ici !

L-PEA s’est ainsi construite, au fil du temps et des campagnes, pour devenir ce qu’elle est aujourd’hui : une association forte de plus d’un millier d’adhérents et soutenue par plus de 80 associations avec lesquelles nous travaillons de concert. 

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Aurore Lenoir, présidente fondatrice de L-PEA, vegan, est investie depuis près de 20 ans dans la cause animale et a travaillé dans de nombreux domaines tels que celui de la faune sauvage (création d’un sanctuaire pour les primates, dans le nord-est de l’Inde), dans les refuges pour animaux domestiques et de ferme ou encore en clinique vétérinaire. Face à l’immense souffrance animale engendrée par l’élevage et l’abattage, elle a décidé d’agir de manière concrète et forte aux côtés des autres associations.
Témoin directe de maltraitances graves dans les élevages et les abattoirs, l’absurdité de telles pratiques lui fait écrire en sortant de l’enfer (abattoir pour veaux et gros bovins) :
Il y avait tant de sang que mes sens n’identifiaient plus cette mare immonde comme telle. Des têtes de veaux défilaient, enfoncées sur des crochets suspendus à un rail, dans un rythme mécanique infernal, rapide et lent à la fois, devant nos yeux effarés. Combien y en avait-il ? Des corps suspendus, tête et gueule béantes, ruisselant dans la mare. Un autre était scié en deux, à coups de tronçonneuse. Et le rail de crochets continuait de défiler… apportant de nouvelles têtes, de nouveaux corps…
Qui a pu théoriser un tel massacre ?
En toile de fond, des hurlements provenant de la bouverie et cette odeur… de mort, d’excréments et d’effroi. La scène renvoie inévitablement à des faits historiques durant lesquels des hommes ordinaires ont théorisé et mis en oeuvre le transport et la mort d’autres êtres vivants, leurs propres congénères.
Dehors, un camion arrive avec de nouveaux condamnés. L’un d’eux, une vache charolaise, s’est hissée jusqu’aux barreaux, écrasant sans doute une autre vache sous elle. De la bave mousseuse aux bord des lèvres, le cou tendu dans un mouvement désespéré, sa respiration est saccadée. Je ne connaissais pas la terreur avant rencontrer le regard de cette vache, qui restera à jamais gravé dans ma mémoire.
Une pensée impuissante au milieu de ce chaos… il suffirait de ne plus les manger…
“.