Ferme-Usine des 800 Veaux

MANIFESTATION d’opposition au projet, à Rennes, le 25 novembre 2017 !

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Présentation du projet

La Ferme-Usine des 800 Veaux est située en région Bretagne, sur la Commune de St Gilles (35), lieu-dit « La Touche Bossé ». Le projet consiste en l’agrandissement d’une exploitation déjà existante, pour passer de 485 à 800 veaux dit « de boucherie » (non sevrés), ce qui nécessite la construction d’un bâtiment supplémentaire. C’est l’EARL JOUET qui est à l’origine du projet.

Consulter le dossier du projet dans son intégralité : Cliquez ici !

Des habitants et des élus locaux se mobilisent déjà contre ce projet, pointant le surcroît de pollution par les effluents, l’atteinte à la santé publique et des conditions de détention des animaux indignes. Sans nul doute, si ce projet se réalise, il portera gravement atteinte au bien-être animal, à la santé publique et à l’environnement.

Les veaux ne restant que 6 mois sur place, c’est potentiellement 1600 veaux qui seront engraissés, chaque année, sur cette exploitation !

Le dossier présenté au public ne comporte aucune mention sur l’évolution du mode de production, sur l’abattage des animaux ni sur les circuits de distribution.

Ce projet est l’un des premiers à profiter du nouveau décret du 5 décembre 2016, qui permet d’exploiter jusqu’à 800 veaux de boucherie ou/et 800 taurillons, sans enquête publique ni étude d’impact. Une simple consultation publique suffit, sans la présence d’un commissaire enquêteur.


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Exemple de case collective sur caillebotis

Une production de viande sordide et contre nature

Les veaux sont enlevés à leur mère dans les jours qui suivent leur naissance (le temps de profiter du colostrum), puis sont isolés au sein de cases individuelles, souvent à peine plus grande qu’eux et sans litière. Ils sont nourris de lait entier, de lait en poudre reconstitué et d’aliments composés. Le lait de leur mère est entièrement voué à la consommation humaine.

La séparation du veau de sa mère provoque un traumatisme important : la mère peut passer deux jours à l’appeler.

La législation actuelle, sous la pression des organismes de protection animale, interdit le maintien des veaux en cases individuelles, au-delà de l’âge de 8 semaines (Art. 3 de la Directive européenne 2008/119/CE du Conseil du 18 décembre 2008).

Ils seront ainsi élevés en cases collectives, toujours sans litière (sur caillebotis), au sein de la Ferme-Usine des 800 Veaux.

L’EARL JOUET serait liée à l’intégrateur néerlandais DENKAVIT qui importe des veaux depuis la Pologne, notamment : Ils sont transportés vers l’âge de 8 jours. Ils ne sont ni abreuvés, ni alimentés durant le voyage. Entassés, beaucoup sont blessés ou piétinés à mort. Ils subissent épuisement et déshydratation.

Le transport longue distance d’animaux non sevrés est pourtant en infraction avec le principe de base du Règlement 1/2005 stipulé à l’article 3 « Nul ne transporte ou ne fait transporter des animaux dans des conditions telles qu’ils risquent d’être blessés ou de subir des souffrances inutiles. » La France refuse de réglementer plus raisonnablement le transport longue distance malgré la pression des associations de protection animale.

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Veau dans un camion

En savoir plus sur le transport des veaux non sevrés : Cliquez ici !

Les cases présentent un parcours diminué afin de minimiser la perte de calories et favoriser un engraissement rapide : « Pour les veaux élevés en groupe, l’espace libre prévu pour chaque veau est au moins égal à 1,5 mètre carré pour chaque veau d’un poids vif inférieur à 150 kg, à au moins 1,7 mètre carré pour chaque veau d’un poids vif égal ou supérieur à 150 kg mais inférieur à 200 kg et à au moins 1,8 mètre carré pour chaque veau d’un poids vif égal ou supérieur à 220 kg » – Art. 3 de la Directive européenne 2008/119/CE du Conseil du 18 décembre 2008

A l’Usine des 800 Veaux, les cases respectent la législation au mètre carré minimal. Les veaux sont sur caillebotis, sans litière. Leur courte existence avant abattage (à l’âge de 6 mois) se résume à cela :

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Exemple de bâtiment « veau de boucherie »

L’exiguïté des cases, l’absence d’exercice et donc d’interaction sociale, l’absence de litière et la pénombre permanente ou la lumière artificielle constituent des conditions de détention contre nature. L’Usine est composée de hangars fermés où une faible lumière naturelle parvient aux animaux par des fenêtres.

De telles conditions de détention provoquent des comportements contre nature et une morbidité, voire une mortalité importantes :

  • Les veaux passent leur temps à « grignoter » et à « sucer ».
  • « Du fait de la dominance entre animaux, de nouveaux syndromes, difficiles à combattre sinon par l’isolement, apparaissent : cannibalisme par caudophagie (morsures au niveau de la queue), troubles locomoteurs (chevauchement, glissement), syndrome du dépérissement… » – Thèse de F. Gervais « Le veau de boucherie : situation actuelle et perspectives dans le cadre de la nouvelle réglementation bien-être », 2002, École Nationale Vétérinaire de Toulouse.
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Exemple de caudophagie chez le porc
  • « Un stress trop important dû à l’environnement (logement, sol, conduite d’élevage, densité) peut s’avérer fort dommageable en terme de morbidité et mortalité et donc de bien-être. A la faveur d’une baisse des défenses immunitaires et/ou d’une pression microbienne augmentée, des germes opportunistes peuvent sévir. » – Thèse de F. Gervais.
  • « Mortalité voisine de 2 % dans les très bons élevages » – Thèse de F. Gervais.

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Une alimentation contre nature : de jeunes animaux anémiés…

Les veaux sont affaiblis par une nourriture qui les maintient dans un état d’anémie permanente.

Le veau n’est pas fait pour boire continuellement du lait. Dans la nature, le sevrage se fait progressivement vers l’âge de 8 mois mais dès l’âge de 2 semaines, les veaux commencent à brouter.

L’engraissement des veaux de boucherie se fait avec une alimentation exclusivement liquide (interdisant toute rumination), volontairement pauvre en fer (impératif de production de viande blanche oblige), à heure fixe avec privation d’eau entre les repas, par des seaux ou des « sucettes ».

Aujourd’hui, une Directive européenne (Directive 2008/119/CE) oblige les éleveurs à donner des aliments fibreux (250 g/jour) et l’alimentation doit contenir suffisamment de fer de façon à ce que le taux d’hémoglobine dans le sang soit d’au moins 4,5 mmol/litre de sang. Cela est inférieur aux recommandations de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA).

« Cette couleur claire [de la viande] est due à une teneur en fer myoglobinique faible. Une alimentation lactée stricte (entrainant une anémie ferriprive) est essentielle pour son obtention. Interviennent également la race, l’activité physique (qui doit être limitée) et le repos avant abattage (reconstitution des réserves en glycogène). »

« Avec des taux de l’ordre de 10 à 20 mg/kg, la croissance est ralentie, la prise de nourriture et son utilisation moins importante. L’hémoglobinémie, le volume globulaire moyen et le nombre de globules rouge décroissent constamment. En outre, les veaux anémiés sollicitent beaucoup plus leur système cardiorespiratoire et sont moins aptes aux efforts physiques, ce qui revêt toute son importance au regard du transport de ces animaux vers l’abattoir. La concentration en lactate plus élevée de leurs muscles témoigne d’une consommation insuffisante d’oxygène, de son transport et de son utilisation. Chez ces individus, le cortisol augmente également beaucoup plus lors d’un petit effort : est-ce le signe d’une sensibilité plus importante au stress ? Enfin, l’impact sur les fonctions immunitaires n’est pas négligeable : l’incidence d’infections surtout pulmonaires avec des épisodes fébriles et la nécessité de plus de traitements à base d’antibiotiques sont plus grandes. » – Thèse de F. Gervais

Conséquence de cet état subanémique : une santé fragile, des affections pulmonaires et digestives fréquentes.

Pour résumer, le veau est enlevé à sa mère de manière précoce, subit un long voyage, est mélangé à des congénères d’âge, de poids et de statut sanitaire différents, est alimenté artificiellement dans un endroit qu’il ne connait pas avec un éleveur inconnu : « Il subit donc un ensemble de stress créant un terrain favorable aux agents pathogènes » (Thèse de F. Gervais) et donc le recours excessif aux médicaments, susceptibles de trafic malgré la réglementation. Par ailleurs, il y a transmission des virus/bactéries par les transports (mis en cause par la Confédération Paysanne, dans la récente épidémie de grippe aviaire).


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Les pathologies dont souffrent les veaux en élevage intensif

  • Pathologie digestive : Elle se manifeste essentiellement au cours des 2 premières semaines d’élevage et constitue la première cause de mortalité dans les 3 premières semaines de vie.

Parmi ces pathologies, les diarrhées infectieuses : « Plus de 25 % de veaux seraient atteints avec un pic la première semaine », Thèse de F. Gervais. Elles sont dues à des bactéries telles que les colibacilles, les salmonelles et Clostridium perfringens, des virus et des parasites (coccidies et cryptosporidies). Avec une augmentation des antibiorésistances concernant les salmonelles.

  • Pathologies respiratoires : Elles sont dues à des bactéries (Pasteurella haemolytica, Pasteurella multocida et haemophilus), des virus (virus respiratoire syncytial, BVD et parainfluenza 3).

« Ces bactéries ont développé des résistances aux antibiotiques » – Thèse F. Gervais.

« Malgré toutes les précautions que l’on peut prendre, l’occurrence des troubles respiratoires est inévitable. » – Thèse F. Gervais.

  • Autres troubles non infectieux :

Le « Ruminal drinking » : appétit capricieux, anorexie, retard de croissance, poil piqué…

Ulcération de la caillette : Ulcères uniques au niveau du pylore ou multiples : gastrites aiguës,  hémorragies, péritonites pouvant entrainer la mort. « Une proportion d’environ 30 % de veaux atteints parait normale » – Thèse F. Gervais.


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Une consommation médicamenteuse excessive

« On estime ainsi que la prévalence des problèmes respiratoires atteint les 20 % et que dans les dix premières semaines plus de 70 % des veaux ont été traités »

Bien que les traitements médicamenteux préventifs soient interdits depuis un an, leur utilisation demeure très préoccupante, de l’aveu même des professionnels de la filière :

« En production de veaux de boucherie, le recours aux antibiotiques est souvent nécessaire pour traiter les maladies infectieuses, ce qui peut conduire à l’émergence et à la diffusion de bactéries résistantes. Ce phénomène constitue un sujet d’inquiétude majeur pour les instances sanitaires humaines et animales, nationales et européennes. »

« Dans le cadre de l’étude menée [par l’Anses], l’indicateur calculé a été le nombre de traitements par veau pendant la période d’engraissement. Ce nombre de traitements par veau est assez élevé, tout comme dans d’autres pays européens, bien que la comparaison directe soit rendue difficile du fait d’indicateurs non harmonisés. La résistance a, quant à elle, été mesurée en début et fin d’engraissement. Les résistances à la tétracycline, la pénicilline, les sulfamides ou aminosides, déjà élevées à l’entrée des animaux, étaient augmentées à la sortie. » – Dossier INTERBEV-Veaux (Interprofession Bétails et Viande) 6e Symposium international de la filière veau – 25 et 26 avril 2017.

« Les lapins, les volailles, les porcs et les veaux de boucherie sont les espèces les plus exposées aux antibiotiques. Cela s’explique par le fait que ces animaux sont élevés en groupe et en bâtiment, la pression infectieuse est donc plus importante que pour les animaux en stalle individuelle ou élevés en plein air. En outre, des animaux jeunes sont naturellement plus fragiles que des animaux adultes. » – Usage des antibiotiques en élevage et filières viandes, CIV (Centre d’Information des Viandes), avril 2014.

Les animaux d’élevage consomment presque la moitié de tous les antibiotiques produits dans le monde.

« En France, environ 85 % des antibiotiques utilisés en élevage sont donnés en traitement de masse, par l’alimentation ou l’eau. Les volailles, les cochons, les lapins et les veaux sont les plus gros consommateurs d’antibiotiques, en particulier avant le sevrage. » Source : CIWF


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Conséquences pour la santé humaine

Un monde sans antibiotique est une perspective terrifiante, mais réelle. La situation est si critique que la directrice générale de l’Organisation Mondiale de la Santé, le Dr Margaret Chan, a mis en garde contre « une ère post-antibiotiques, dans laquelle de nombreuses infections courantes ne pourront plus être soignées et recommenceront à tuer », 7 avril 2011.

Autres atteintes à la santé publique :

Lors de l’épandage, de l’ammoniac sera respiré par l’agriculteur comme par les voisins, auxquels s’ajouteront des nuisances olfactives, des résidus médicamenteux ou encore la présence de désinfectants dans les lisiers.

L’OMS a classé les viandes rouges (qui incluent aussi le porc et le veau) comme cancérogènes probables et conseille d’en baisser la consommation.


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Le projet des 800 Veaux porte atteinte à l’environnement

Du point de vue environnemental, comme des conditions de détention des animaux, cet élevage est comparable aux élevages de porcs bretons dont on connait les ravages et la cruauté.

Le dossier avance la volonté de l’exploitant d’une reconversion en agriculture biologique, cependant, aucune mention antérieure ou ultérieure ne vient confirmer ce propos et laisse à penser qu’il s’agit d’un faux argument pour mieux faire accepter un projet néfaste.

Cela n’a pas échappé au Conseil Municipal de la commune de St Gilles : « Dans le chapitre d’analyse de conformité du projet au regard du Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux – SDAGE (P.5) il est stipulé que le « pétitionnaire est engagé dans une démarche en agriculture biologique. »  Au regard des caractéristiques du projet présenté, cet élément nécessite d’être vérifié et le cas échéant précisé car il n’apparait nullement dans les éléments de présentation de l’exploitation par ailleurs. » – Compte-rendu du Conseil Municipal de St Gilles, séance du 13 juin 2017.

Par ailleurs, le projet exposé dans le dossier de consultation ne mentionne aucun label pour justifier d’une qualité de production.

Le Conseil Municipal, lors de la séance du 13 juin 2017, note également : « Au regard du plan d’épandage présenté, le bilan phosphore présente un léger excédent (solde balance apport-export de 105 %) « . Lorsque l’on sait que la législation est rarement respectée dans les faits, on peut présager du pire lorsque le projet sera effectif…

La quantité d’eau consommée, précisée dans le dossier page 14, fait état de 10 m3 par jour. Cela correspond à la consommation moyenne de 69 personnes !

L’écosystème va subir une atteinte importante lors de l’épandage du lisier, en grande quantité. On note déjà une réduction continue des prairies en Bretagne, l’extension des cultures de maïs et la diminution de polyculture/poly-élevages, tout cela constitue une menace pour l’eau (contrairement à la tendance générale, les cours d’eau des sous-bassins versants de la Vilaine continuent de se dégrader : ERB 177, octobre 2016), l’environnement et la santé. Les plantes ne sont pas en mesure d’assimiler tout le lisier déversé dans les champs, alors l’excédent s’infiltre dans les sols et s’écoule dans les rivières et les nappes phréatiques : dont la Clénouyère, zones humides de St Gilles, à proximité du projet !

Cette pollution va également mettre en péril les exploitations agricoles maraîchères environnantes.

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« Dans cette zone, les syndicats des bassins versants travaillent, avec l’aide de financements publics, à améliorer la qualité des eaux. C’est un non-sens de donner des financements publics pour ce type d’exploitation qui risque d’annuler tous les efforts réalisés par ces syndicats. Les habitants quant à eux, seront exposés à de nombreuses nuisances tels que les odeurs désagréables, l’exposition aux pesticides, aux bruits, à l’augmentation du trafic de camions et à une augmentation de la pollution de l’air dont notre métropole souffre déjà ». Déposition du groupe local EELV Sud et Ouest de Rennes, lors de la consultation publique.

Ce type de production est très souvent destinée à l’export et non à une consommation locale. Aucune mention n’étant faite dans le dossier, l’on peut supposer que ce sera le cas pour les 800 Veaux, à la pollution locale, on peut donc ajouter une pollution globale par les transports.


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Projet des 800 Veaux : un bilan emploi négatif

Actuellement, 3 ETP (Equivalent Temps Plein) sont effectifs pour l’exploitation des 485 veaux de l’exploitation. Ce chiffre ne changera pas et restera à 3 ETP pour l’exploitation des 800 veaux, en raison de l’automatisation de la structure. Il n’y aura donc aucune embauche supplémentaire.

Le projet permet l’installation d’un jeune agriculteur, cependant cette installation fait suite à l’arrêt d’un couple d’exploitants (2 emplois) et au rachat de leurs terres. Le bilan emploi est donc négatif.


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Les financements publics

L’élevage intensif reçoit des subventions européennes, gouvernementales et régionales. Les bâtiments sont subventionnés dans le cadre du plan pour la compétitivité et l’adaptation des exploitations (PCEA).

Revue d’information « Rennes métropole – Budget 2017 » :

« La modernisation des exploitations agricoles. Afin d’assurer la pérennité des filières agricoles bretonnes, la Région se mobilise pour la modernisation des exploitations (comprenez « élevages intensifs « hors-sol » et automatisés). Le plan pour la compétitivité et l’adaptation des exploitations agricoles (180 millions d’euros de la Région, l’État et l’Europe sur 6 ans) […] Déjà 2000 exploitations ont été soutenues ». Cependant, il est impossible de connaitre les exploitations en question ni le type d’aménagement financé puisque aucun détail n’apparait dans les publications de Rennes  Métropole.


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800 Veaux : Système d’intégration !

Bien qu’aucune mention ne soit faite à ce sujet dans le dossier, il est très probable que l’EARL JOUET soit liée par contrat avec la multinationale néerlandaise DENKAVIT.

DENKAVIT est numéro 1 du veau de boucherie en France, avec 280 000 veaux gras produits par an. Cette société encourage la déforestation au Brésil pour y cultiver du soja transgénique qui sera ensuite importé en Europe. Les aliments vendus par la société sont également composés avec de l’huile de palme.

L’agriculteur se retrouve ainsi ouvrier au service d’une multinationale avec les contraintes financières et de rentabilité qui entrainent des modifications de contrats ou des ruptures pures et simples.

« La constitution de lots homogènes de veaux de huit jours, l’acquisition des quantités d’aliments nécessaires, la maitrise technico-sanitaire des bandes, l’obtention de débouchés sont des étapes indispensables exigeant une solide organisation et des moyens financiers non négligeables que ne peut assumer que très difficilement un éleveur indépendant. […]

Ce sont essentiellement les fabricants d’aliment (mais aussi certains abatteurs), à statut privé ou coopératif, qui assument ces fonctions en transposant les méthodes déjà éprouvées en élevage avicole et porcin. L’éleveur n’est plus qu’un prestataire de service dont les conditions de rémunération font l’objet d’un contrat (dit « contrat d’intégration »). […] mais elle signifie aussi que les éleveurs sont « la dernière roue de la charrette » et les premiers à « trinquer » quand tout va mal… comme en 1996 en pleine crise de la vache folle aggravée par des distorsions de concurrence à l’échelle européenne. A l’époque, le Groupe Even avait dû brutalement se passer des services de 40 % de ses éleveurs. » – Thèse F. Gervais


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Quelques chiffres :

  • Près de 2 millions de veaux sont abattus chaque année en France.
  • Les veaux sont engraissés et envoyés à l’abattoir vers l’âge de 6 mois
  • Ils sont séparés de leurs mères à l’âge de 8-10 jours, puis expédiés dans des élevages, pour la plupart intensifs, au terme de voyages de plusieurs milliers de kilomètres pour certains.
  • La France est le 1er producteur et consommateur de viande de veau en Europe.
  • Ce marché génère un chiffre d’affaires de 3 milliards d’euros.
  • 8 kg CO2eq sont émis en moyenne pour la production agricole d’1 kg de veau de boucherie.
  • 2400 litres d’eau en moyenne par veau en sortie d’élevage, dont 1800 pour la buvée et 400 pour le lavage des bâtiments.
  • 152 kWh en moyenne de consommation d’énergie directe pour un veau standard.

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